Fixer des parcours, négocier des décisions : L’enfance métisse au prisme des commissions de tutelle au Congo belge (1890-1960)
Framing and Charting Métis Childhood : The Ambiguous Role of Guardianship Commissions in Belgian Congo (1890-1960)
Discipline
History and Archaeology
Subject
colonisation
Congo
genre
métis
scolarisation
ségrégation
Audience
Scientific
Date
2025-09-23Publisher
Bibliothèque de l'Université de Genève
Revue d’Histoire Contemporaine de l’Afrique
Metadata
Show full item recordDescription
(FR) Dès la fin du xixe siècle, les administrateurs coloniaux ont mis en place des institutions et des normes pour évaluer et gérer l’enfance « indigène » « abandonnée ». Le placement d’orphelins, la déchéance de maternité et le choix de tuteurs ou tutrices délégué.e.s sont notamment confiés aux commissions de tutelle, des instances qui rassemblent des représentants de l’État colonial, des missions et institutions religieuses et des particuliers. Cet article s’intéresse aux enfants métis, nés de relations interraciales dans le contexte colonial au Congo et au Ruanda-Urundi. Les commissions s’appuient sur un réseau de recensement et d’enquête pour décider du sort des enfants, contrôler les mères – africaines – et dans une moindre mesure et non sans contradictions, contraindre les pères européens « présumés » à contribuer financièrement à l’éducation de leurs enfants métis. Cet article montre comment la commission de tutelle constitue un observatoire des ambiguïtés, du paternalisme, du racisme et de la violence de la société coloniale. (EN) From the end of the 19th century, colonial administrators set up institutions and standards to assess and manage “abandoned” “native” children. Guardianship commissions dealt with the placement of orphans, disqualification from motherhood, and the appointment of guardians. They brought together representatives of the colonial state, religious missions and institutions, and private individuals. This article focuses, in particular, on mixed-race children born of interracial relationships in the colonial context in Congo and Ruanda-Urundi. The commissions relied on a network of surveys and investigations to decide on the fate of the children, control the – African – mothers, and, to a lesser extent and not without contradictions, compel the “presumed” European fathers to contribute financially to the education of their métis children. In this article, we show how the guardianship commissions are an observatory of the ambiguities, paternalism, racism, and violence of colonial society.
Citation
Dewulf, V., & Rovetta, O. (2025). Fixer des parcours, négocier des décisions: L’enfance métisse au prisme des commissions de tutelle au Congo belge (1890-1960). Revue d’histoire Contemporaine De l’Afrique, (9), 31–50. https://doi.org/10.51185/journals/rhca.2025.0903
Identifiers
issn: 2673-7604
publisherlink: https://www.unige.ch/
publisherlink: https://oap.unige.ch/journals/rhca/
Type
Article
Published version
Peer-Review
Yes
Language
fra
